
Pang Jinyou L’auteur est doyen adjoint de l’école de science politique et d’administration publique de l’Université chinoise de science politique et de droit.

Des cadres répondent aux questions des journalistes lors d’une conférence de presse dans le cadre de la 4e session plénière du XIXe Comité central du PCC, le 1er novembre.
L’amélioration de la gouvernance nationale est une priorité pour la Chine
par Pang Jinyou
Depuis la fondation de la République populaire de Chine (RPC), il y a 70 ans, le Parti communiste chinois (PCC) et l’ensemble de la nation ont eu pour taches essentielles de construire un nouveau pays socialiste et d’améliorer la capacité de gouvernance nationale. Après un travail acharné pendant des générations, de grands progrès ont été réalisés dans le domaine de la gouvernance du pays.
La 4esession plénière du XIXeComité central du PCC, en octobre, a souligné que le maintien et l’amélioration du système du socialisme à la chinoise et la progression de la modernisation du système et de la capacité de gouvernance de la Chine étaient des taches stratégiques majeures du PCC.
Le socialisme à la chinoise nécessite une modernisation de la gouvernance nationale. Mais comment un pays socialiste devrait-il être gouverné ? La réponse à cette question ne se trouve pas dans les écrits marxistes-léninistes classiques, ni dans les pratiques politiques des autres pays.
La modernisation de la gouvernance s’inscrit dans le cadre des efforts globaux de modernisation de la Chine. Le Président Mao Zedong a mis de l’avant la modernisation de l’industrie et de l’agriculture dès 1945. Le Premier ministre Zhou Enlai a officiellement formulé l’objectif des Quatre Modernisations lors de la 1esession de la IIIeAssemblée populaire nationale en 1964, à savoir la modernisation de l’agriculture, de l’industrie, de la défense nationale et des sciences et technologies.
La modernisation de la Chine s’est accélérée après le début de la politique de réforme et d’ouverture en 1978. Le dirigeant chinois Deng Xiaoping a souligné à plusieurs reprises que la modernisation devrait également être étendue à l’économie, à la politique, au droit, à la société et à l’éducation.
Le XVIIIeCongrès du PCC en 2012 a élaboré un plan global de développement dans cinq domaines, qui vise à promouvoir le progrès économique, politique, culturel, social et écologique en mettant l’accent sur le développement coordonné des différents aspects de la modernisation.
Lors de la 3esession plénière du XVIIIeComité central du PCC en novembre 2013, le Président Xi Jinping, également Secrétaire général du Comité central du PCC, a ajouté une cinquième composante à ce plan global, à savoir la modernisation du système et des capacités de gouvernance, ce qui a enrichi le concept de modernisation.
Lorsque la RPC a été fondée en 1949, elle se trouvait dans une phase préliminaire du socialisme et avait besoin d’un système de gouvernance nationale. La Chine s’est efforcée d’explorer une voie de construction du socialisme adaptée à la Chine en s’inspirant des expériences de développement de l’Union soviétique et en adaptant le marxisme aux réalités de la Chine. Après le lancement du programme de réforme et d’ouverture à la fin des années 1970, le socialisme à la chinoise est entré dans une période exploratoire et la gouvernance nationale s’est généralisée.
Deng Xiaoping attachait beaucoup d’importance au développement des systèmes, l’ancien Président chinois Jiang Zemin accordait une grande attention à la gouvernance du Parti, et son successeur Hu Jintao préconisait l’administration sociale. Depuis le XVIIIeCongrès du PCC, le socialisme à la chinoise est devenu une réalité et la gouvernance nationale a fait des progrès importants.
La modernisation de la gouvernance est intrinsèque à la création d’un pays moderne. Lorsque la RPC a été fondée, elle a adopté un modèle de gouvernance centralisée. En tant que seule entité dirigeante, le gouvernement était responsable de tout. Lors de la 3esession plénière du XVIIIeComité central du PCC, le Parti a fait le choix stratégique de faire progresser la modernisation de la gouvernance nationale.
Un communiqué publié à la fin de la 4esession plénière du XIXeComité central du PCC a souligné que le socialisme à la chinoise était un système scientifique développé par le Parti et le peuple après une longue pratique et exploration. Tous les travaux et activités de la gouvernance nationale de la Chine doivent être menés dans le cadre de ce système.
Moderniser la gouvernance est une exigence de notre époque. La modernisation de la gouvernance nationale doit être promue afin de pouvoir relever les défis qu’affronte la Chine contemporaine. Au lieu de dépendre uniquement du gouvernement, le nouveau modèle de gouvernance devrait mettre l’accent sur les efforts coordonnés et la consultation démocratique entre divers participants, y compris le gouvernement, la société et les citoyens. La transformation du modèle de gouvernance reflète de profonds changements dans la répartition du pouvoir.
Au lieu de dépendre uniquement du gouvernement, le nouveau modèle de gouvernance devrait mettre l’accent sur les efforts coordonnés et la consultation démocratique entre divers participants, y compris le gouvernement, la société et les citoyens. La transformation du modèle de gouvernance reflète de profonds changements dans la répartition du pouvoir.
Le concept de gouvernance a été formulé pour la première fois par James N. Rosenau, politologue américain et spécialiste des affaires internationales, dans les années 1990. Mais par rapport à la théorie et à la pratique de la gouvernance occidentale, la gouvernance en Chine est plus centralisée, le Parti et le gouvernement jouant le r?le central de concepteurs de haut niveau. L’éventail de la gouvernance en Chine est également plus large, couvrant des domaines tels que l’économie, la politique, la société, la culture, l’écologie et les partis politiques, aux niveaux national, régional et communautaire.
La gouvernance de l’état devrait être modernisée dans le cadre du socialisme à la chinoise, conformément à une approche axée sur le peuple. Son but devrait toujours être de servir le peuple. Les intérêts du peuple sont primordiaux, leurs droits et intérêts fondamentaux devraient être protégés conformément à la loi et leurs besoins sans cesse croissants pour une vie meilleure devraient être satisfaits.
Dans ce processus de modernisation de la gouvernance, la direction du Parti doit être maintenue. Face à la complexité de l’environnement national et international, il est urgent d’améliorer la méthode de gouvernance et le style de direction du Parti, de renforcer son développement institutionnel et de réglementer l’exercice du pouvoir.
La modernisation de la gouvernance devrait se faire dans le respect de la primauté du droit afin de maintenir le pouvoir à l’intérieur de balises des contr?les systémiques. La sensibilisation à l’état de droit devrait être encouragée et la Constitution et les autres lois devraient être considérées comme les critères les plus élevés de la gouvernance nationale.
La gouvernance mondiale est également un élément important. Le monde contemporain vit des changements majeurs à mesure que les interactions entre les pays s’intensifient. Les possibilités de coopération se multiplient également.
Le développement de la Chine est indissociable de celui du reste du monde. Le monde a également besoin d’une Chine prospère. Ces dernières années, la Chine a joué un r?le plus important dans les affaires internationales en proposant l’initiative ? la Ceinture et la Route ?, et en se fixant pour objectif de construire une communauté d’avenir commun pour l’humanité.
Cela démontre que la Chine prend ses responsabilités en tant qu’acteur de premier plan sur la scène mondiale.