CHINE
Inscrit en 2009 sur la Liste représentative du patrimoine culturel immatériel de l’humanité

Chanteur de Khoomei.
L’art mongol du chant Khoomei, ou choeur Hooliin (chant de gorge ou harmonique), est un style de chant qui consiste à produire une harmonie composée de divers types de voix, dont un bourdon grave produit avec la gorge.
Ce chant peut se pratiquer seul ou en groupe. Le chant Khoomei est pratiqué actuellement au sein des communautés mongoles de plusieurs pays, en particulier dans la région autonome de Mongolie intérieure (nord de la Chine), et en Mongolie occidentale.
Traditionnellement exécuté lors de cérémonies rituelles, il est à la fois chant de respect et de louange à la nature, aux ancêtres du peuple mongol et aux grands héros. Il s’agit d’une forme réservée aux événements spéciaux et aux activités de groupe, tels que les courses de chevaux, les tournois de tir à l’arc et de lutte, les grands banquets et les rites sacrificiels. Le moment choisit pour chanter et l’ordre des chants sont souvent réglés de fa?on très stricte. Le Khoomei a été longtemps considéré comme un élément central de la culture mongole et reste un symbole fort d’identité nationale ou ethnique.
Fenêtre sur la philosophie et les valeurs esthétiques du peuple mongol, il a fait office d’émissaire culturel, encourageant la compréhension et l’amitié, et il a attiré l’attention partout dans le monde en tant que forme unique d’expression musicale.

Prières à Mazu.
CHINE
Inscrits en 2009 sur la Liste représentative du patrimoine culturel immatériel de l’humanité
Déesse la plus influente de la mer, Mazu est au centre d’une multitude de croyances et de coutumes, notamment de traditions orales, de cérémonies religieuses et de pratiques traditionnelles dans toutes les régions c?tières de Chine. Mazu passe pour avoir vécu au Xesiècle sur l’?le de Meizhou, où elle a consacré sa vie à aider ses semblables et est morte en tentant de sauver les survivants d’un naufrage. Les habitants ont construit un temple en son honneur et ont commencé à la vénérer comme une déesse. Elle est fêtée chaque année lors de cérémonies officielles dans les temples.
Des cérémonies de prières plus modestes ont lieu toute l’année dans les 5 000 autres temples érigés dans le monde en l’honneur Mazu, ainsi que dans l’intimité des foyers ; elles s’accompagnent de fleurs, de bougies, d’encens, de pétards et de processions nocturnes des habitants portant des ? lanternes de Mazu ?. Les adeptes implorent la déesse pour avoir un enfant, pour rétablir la paix, pour obtenir la solution à un problème ou pour leur bien-être général. Profondément intégrées dans la vie des peuples chinois c?tiers et de leurs descendants, la croyance dans Mazu et la fête de la déesse constituent un lien culturel important qui favorise l’harmonie familiale, l’entente sociale et l’identité de ces communautés.

Un homme entra?né porte le masque et danse.
MALI
Inscrite en 2014 sur la Liste représentative du patrimoine culturel immatériel de l’humanité
La sortie des masques et marionnettes est une fête rituelle pratiquée dans les communautés bambaras, bozos, markas et somonos de Markala, qui se caractérise par des danses avec des masques, des tam-tams et des chansons interprétées par des danseurs et des marionnettistes. Chacun des masques et marionnettes symbolise le lien sacré entre l’homme et la nature, à travers la représentation d’un animal particulier incarnant des vertus spécifiques de la société. Pendant la saison sèche, les jeunes néophytes re?oivent les connaissances et l’instruction nécessaires pour se préparer au passage à l’age adulte.
L’initiation a lieu dans un bois sacré, au bord du fleuve Niger, où les connaissances et les savoir-faire associés à ces pratiques rituelles sont transmis aux jeunes gar?ons par leurs a?nés. L’initiation se termine par des libations et des offrandes aux génies protecteurs et aux forces occultes afin d’obtenir leur accord pour passer au statut d’hommes formés, prêts à porter le masque et à danser. Après les rites, les célébrations de fin des récoltes offrent une plateforme d’expression variée des cultures locales.
Ce rite illustre la cohésion, le dialogue, la tolérance et la continuité des identités culturelles plurielles des communautés de Markala et des villages voisins. CA