par Wang Xiaosong
La Chine se félicite de l’intégration croissante de l’économie mondiale à l’ère de la mondialisation 4.0

La première Foire internationale des importations de Chine, qui s’est tenue en novembre 2018 à Shanghai, a attiré des participants venus de 172 pays, régions et organisations.
L a réunion annuelle du Forum économique mondial (FEM) de 2019, qui s’est tenue à Davos, en Suisse, du 22 au 25 janvier sous le thème ? Mondialisation 4.0 : fa?onner une architecture mondiale à l’ère de la quatrième révolution industrielle ?, a réuni des hauts fonctionnaires, des dirigeants de grandes entreprises mondiales, des dirigeants d’organisations internationales et non gouvernementales, ainsi que d’autres personnalités.
Selon le FEM, la ? mondialisation 4.0 ? fait référence à un nouveau type de mondialisation qui comprend quatre grandes transformations : le leadership économique mondial ne sera plus dominé par le multilatéralisme, mais par le plurilatéralisme ; l’équilibre du pouvoir mondial passera d’unipolaire à multipolaire ; les défi s écologiques, y compris les changements climatiques, menaceront le développement socio-économique ; et la révolution industrielle introduira les technologies à une vitesse et à une échelle sans précédent dans l’histoire.
Face à ces changements, la Chine vise à s’intégrer dans l’économie mondiale de manière plus ouverte et plus inclusive pour insuffler une vitalité dans le pays ainsi que dans le monde entier.
Compte tenu de la situation actuelle, l’économie mondiale conna?tra une croissance stable en 2019. La demande venant du marché des grandes économies continuera de cro?tre. Toutefois, tant que les effets de l’antimondialisation se maintiendront, que les politiques monétaires de certaines grandes économies se resserreront et que les tensions géopolitiques persisteront, l’économie mondiale sera confrontée à des pressions à la baisse et à d’éventuelles fluctuations accrues.
Au cours des cinq dernières années, la croissance économique mondiale a été relativement rapide, ce qui peut être attribué à la reprise cyclique de l’économie mondiale et à la mise en ?uvre d’une politique monétaire souple par les grandes économies développées. En 2019, les effets de ces deux facteurs s’affaibliront. Les indicateurs tels que la production industrielle et l’indice des directeurs des achats manufacturiers ont présenté une tendance à la baisse. La croissance des marchés immobiliers dans les pays développés s’est ralentie. Ce sont là des signes que les économies sont en train de passer d’une croissance rapide à une croissance stable. Selon le rapport Perspectives de l’économie mondiale, publié par le Fonds monétaire international en octobre 2018, le taux de croissance prévu de l’économie mondiale en 2019 a été ajusté de 3,9 % à 3,7 %.
L’antimondialisation aggrave l’incertitude de l’économie mondiale. Au cours des dernières années, cette tendance s’est étendue à l’échelle mondiale, se manifestant notamment par la montée du protectionnisme commercial et le resserrement des contraintes sur les fl ux de capitaux. Selon l’Organisation mondiale du commerce, la croissance du volume du commerce mondial – affectée par l’intensi fication des frictions commerciales – devrait passer de 3,9 % en 2018 à 3,7 % en 2019, soit une baisse pendant deux années consécutives. La montée du protectionnisme commercial dans les économies les plus développées comme les états-Unis a entra?né une dégradation de l’environnement politique mondial, rendant difficile le maintien d’une croissance stable.
En 2019, lesrisques financiers internationaux et les risques liés aux marchés des matières premières devraient s’accro?tre en raison de cette plus grande possibilité de fluctuations. Le risque lié à la baisse de l’économie réelle décourage également les entrepreneurs et les investisseurs, ce qui peut freiner les prix des actifs financiers et des marchandises en vrac.
Les règles du commerce international se restructureront rapidement. D’une part, le système commercial multilatéral est confronté à des difficultés, car les différentes économies ne sont pas parvenues à un accord sur l’orientation et les modalités spéci fi ques de la réforme. D’autre part, tout en provoquant des frictions commerciales, les états-Unis ont élaboré des règles à leur propre avantage, par exemple en entamant des négociations commerciales avec l’Union européenne pour lever les droits de douane, les barrières non tarifaires et les subventions sur les produits industriels non automobiles et en signant un accord révisé de libre-échange avec la République de Corée.
En avril 2018, le Président chinois Xi Jinping a prononcé un discours liminaire lors de l’ouverture de la Conférence annuelle du Forum de Boao pour l’Asie, où il a déclaré : ? La porte de l’ouverture de la Chine ne se fermera pas, mais ne fera que s’ouvrir davantage ?. Dans un contexte de profondes transformations de l’environnement international, la Chine continuera d’adhérer à sa politique nationale fondamentale d’ouverture et de développement.
Notamment, l’initiative ? la Ceinture et la Route ? a fait de grands progrès. En 2018, le commerce de marchandises entre la Chine et les pays situés le long de ? la Ceinture et la Route ? représentait 27 % du total de la Chine, contre 25 % en 2013. à ce jour, la Chine a signé des accords de coopération avec plus de 130 pays et organisations internationales dans le cadre de cette initiative. Dans les années à venir, les marchés émergents et les pays en développement joueront un r?le de plus en plus important dans le commerce extérieur de la Chine, ce qui diversi fi era les marchés internationaux du pays et optimisera leur structure.
La Chine ne cesse de faire des progrès dans la conclusion d’accords de libreéchange (ALE). Fin 2018, elle avait conclu 17 ALE avec 25 pays. Actuellement, la Chine mène des négociations avec 27 pays sur la signature et la mise à niveau de 12 ALE. Au fur et à mesure que son réseau d’accords de libre-échange s’élargira, la Chine béné fi ciera de plus grandes possibilités en matière de commerce et d’investissements étrangers.
Le monde a également réalisé des progrès en entrant dans la toute nouvelle ère de la mondialisation 4.0. Pour la Chine, cela comporte des opportunités et des défi s. Pour parvenir à un développement durable et sain et faire face à un environnement extérieur incertain, la Chine doit se concentrer sur les aspects suivants : il sera crucial d’améliorer la qualité et l’efficacité dans cette nouvelle période. Les expériences passées en matière de développement économique mondial ont montré qu’un taux de croissance élevé ne peut pas durer éternellement. De nombreuses puissances économiques sont entrées dans une période de faible croissance à long terme après avoir vécu un boom économique à court terme. Toutefois, un faible taux de croissance n’est pas un signe d’une détérioration de l’économie ; cela peut aussi signifier une croissance de haute qualité et plus compétitive. La Chine est en train de passer d’un développement à grande vitesse à une croissance de haute qualité. Tant que la stabilité de l’emploi est assurée, il n’est pas nécessaire d’accorder trop d’importance aux taux de croissance.
Insister sur la profondeur de l’ouverture est aussi d’une grande importance. Une nouvelle liste négative pour les investissements étrangers a été publiée le 28 juin 2018. La liste fournit une feuille de route et un calendrier pour l’ouverture des secteurs financier et automobile, élargissant progressivement le processus d’ouverture et permettant une transition dans les industries concernées. La Chine va transformer cette pression en une force motrice, lui permettant ainsi de renforcer sa recherche scienti fi que fondamentale, de promouvoir le passage de la science à la technologie et d’établir un nouveau moteur pour le développement économique et social. CA